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Louis - Paris Texas

  • Photo du rédacteur: Sasha Leboeuf
    Sasha Leboeuf
  • il y a 3 heures
  • 2 min de lecture

Dans cette rubrique, découvrez l'inspiration et les références de nos lecteurs et amis.

Louis Bouillot pour L'Intemporel


J’ai toute ma vie, voulu être historien, d’aussi loin que je m’en souvienne, avant de découvrir l’histoire de la mode puis la mode en 2018 ; j’ai alors voulu en faire mon métier et me suis orienté vers des études de stylisme-modélisme.

Depuis 2024, je suis chez Cotton Society, dans le but de développer leur partie tailoring, et apporter une connaissance technique du vêtement.


Louis Bouillot L'Intemporel Magazine

 

Ce qu’il porte

La façon de m’habiller me vient d’une recherche qui n’en est pas vraiment une. C’est venu tout à fait naturellement à la suite des expérimentations. Je viens de la mode, j’ai grandi avec Margiela, Rick Owens, Deepti Barth, Phoebe Philo. Mon style n’est pas « sarto », je l’ai construit à travers des influences issues de la mode du 20e siècle. Une épaule structurée ainsi qu’une taille marquée comme j’ai pu le voir sur les silhouettes de Claude Montana par exemple.

 

Je choisis principalement des matières lourdes issues de drapiers anglais. J’ai une certaine appétence pour Hardy Minnis, Huddersfield avec lesquels j’ai la chance de travailler tous les jours tant leurs gammes sont complètes et chouettes. Récemment j’ai beaucoup porté et travaillé avec Standeven, notamment avec leurs liasses « Heritage Twist » qui sont une merveille absolue.

 

Cette photo

C’est ma tenue signature, celle qui définit le plus mon style actuel. Chemise col français, cravate, costume sont devenus mes uniformes du quotidien. Un croisé à revers en pointe bas avec une fermeture 2x1. Un pantalon à deux plis taille haute ainsi qu’une coupe qui s’évase à partir du genou afin d’atteindre les 32 centimètres d’ouverture de cheville. Je m’habille comme ça 6 jours sur 7.

 


Sa philosophie

Mon approche du vêtement est celle de l’armure. Sans le vêtement, je serais probablement mort aujourd’hui. Ce dernier m’a émancipé de ma condition. Il m’a permis, du moins il m’a aidé, accompagné dans une période de ma vie pas évidente.

 

Ses références

Une de mes révélations stylistiques fut l’entrée de Gaspard Ulliel dans le film « Yves Saint Laurent » de Bonello. Lorsqu’il réserve une chambre au nom de Swann dans le hall d’un hôtel. Il est filmé marchant doucement, presque en flottant au-dessus du sol, avec des talons noirs, un trench et un pantalon large qui épouse parfaitement sa chaussure. C’est à ce moment-là qu’une révélation a eu lieu et que j’ai décrété qu’un jour je renverrais une image aussi élégante et subtile. Cette construction s’est faite en parallèle de la découverte du cinéma français d’abord d’après-guerre puis des années 60/70. Mes maîtres sont autant Truffaut et Godard qu’Audiard et Blier. Je citerai Calmos pour Jean Rochefort et sa chemise rose ainsi que Marielle et son trois-pièces gris. Je citerai aussi Belmondo dans À bout de souffle pour sa décontraction même en veste en tweed et, pourquoi pas finir avec Saturday Night Fever pour la danse et les pattes d’eph qui sont aujourd’hui deux choses intrinsèques à mon quotidien.

 

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